Hybrid _ surrogate heads of a no-no domain

29/5/2021 20:00, Fonderie Kugler, 4 bis rue de la truite, Genève

L’hybridation des disciplines, des approches, des pratiques et la production des jeunes créateurs sont au centre de la démarche « vortexienne" depuis sa naissance. Loin de les considérer comme des têtes de substitution pour un domaine no-no, pour notre collectif ils incarnent le présent de la musique d’experimentation.
Ainsi nous reprenons « Ensembles domestiques » œuvre audiovisuelle de l’artiste Valérie Siron et l’impressionnante installation pour 100 flûtes robotisées de Benoît Renaudin, réalisé lors de sa résidence à L’Abri en 2020.
Nous aurons aussi la possibilité d’assister à une création pour ensemble et électronique du jeune compositeur Isandro Ojeda García, qui prolonge la collaboration artistique commencée lors de la résidence Composers-Next 2019, un dispositif spécialement conçu par Vortex avec le soutien de Pro-Helvetia (institution qui commande cette œuvre) pour les jeunes créateurs suisses ou résidents en Suisse.
Carola Bauckholt a composé plusieurs pièces où l’imitation des sons d’oiseaux joue un rôle crucial (comme Lichtung de 2011 ou Zügvogel en 2012). Dans sa pièce « Doppelbelichtung » (double exposition en français, terme provenant d’une technique employée en photographie), elle confronte pour la première fois des « imitations photographiques » avec des enregistrements d’oiseaux, à l’intérieur d’un dispositif où le son du violon amplifié interagit avec les sons diffusés à travers les 5 violons-hautparleurs suspendus au plafond et des haut-parleurs dans la salle et sur scène.
Alessandro Perini mets en scène un dispositif hybride de sa création qui dialogue, selon une approche conceptuelle et avec beaucoup d’humour, avec un des instruments par excellence de la musique classique : le quatuor à cordes. Mais dans son « Steel string quartet » il ne reste pas grande chose du quatuor classique : 4 longues cordes en métal pendant du plafond, amplifiées par des microphones de contact et excités par divers objets. Enfin, dans « Degradative Interference » de Dan Tramte, le son, l’image du corps de l’interprète et l’instrument sont captés et manipulés numériquement, créant ainsi un espace hybride où la différence entre la source et son double s’estompe inexorablement.

Images:

_ Techno House (screenshot)

_ 101 flûtes © Benoit Renaudin

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