…je suis l’ouverture, la tombe ou la bouche, l’une dans l’autre…
alto , contrebasse , électronique , violoncelle
durée: 15'
2017

… je suis l’ouverture, la tombe ou la bouche, l’une dans l’autre…
Dans un panoptique, des fractures, confusions, visions distordues et des organes impurs, contaminés par des tissus polymorphes (étrangers), la peau coule, poreuse, rompue, instable, fluide, transparente, en transfiguration constante. Une mutation gestuelle fragmentée donne lieu à une certaine vitalité, tordue et malsaine, spasmodique (dans la douleur). Ce corps, sa désorientation, ses tensions, l’odeur de sa salive, les pressions (déportations), ses acidités, anévrismes, délires, hémorragies (massacres), blessures, sang qui coule (guerre civile), le flux intranasal de cortisone sont tout ce qui me reste, sont tout ce qui me…
Le titre, une citation de Corpus de Jean-Luc Nancy, est lu comme un résidu, une ruine, peut-être un vers d’un poème (au-dessus ?), un souvenir lointain d’une conversation, d’une lecture, d’une rencontre.